Le 11 juin s’est tenue la conférence sur “les boss qui tweetent et ceux qui ne tweetent pas” à Mines ParisTech. 

Boss tweetent

 

L’occasion ici de faire un petit retour sur l’utilisation de Twitter par les patrons, pour en dégager par la suite des problématiques  liées au business.

 

  • En préambule

Fabienne Simon  DGA d’Ipsos Public Affairs, a commencé par exposer les résultats d’une enquête Ipsos, à titre d’exclusivité pour Media Aces.

Voici en substance ce qui ressort de l’enquête. Les 140 caractères d’un tweet correspondent au rythme des patrons, il s’agit de faire vite et de faire court, d’être synthétique et d’aller droit au but. Le tweet est donc une forme d’expression qui s’adapte bien aux habitudes des patrons, à leurs contraintes et à leurs exigences quotidiennes.

Il représente un bel espace de liberté au format court et concentré qui permet de s’exprimer dans l’instantanéité.

 

  • 3 étapes de l’accès au réseau

1. Un mode passif ou les patrons regardent, comprennent et s’approprient les contenus. Ils se contentent à ce stade d’être des suiveurs. C’est une étape perçue comme obligatoire pour se familiariser avec l’outil et en apprivoiser ses codes.

2. Un mode diffusion de contenu sans en être le créateur. C’est une phase de retweet (RT) qui est assez peu engageante, et en même temps de test pour commencer à s’immerger dans le réseau social afin de ressentir les réactions de sa communauté.

3. Un mode où les patrons rentrent dans une véritable conversation sociale, où une présence importante y est observée. Ils sont cependant peu nombreux.

 

  • Pourquoi passer de la phase passive à la conversation sociale ?

Pour obtenir de la visibilité pour soi-même et pour son entreprise. Incarner de manière humaine et personnelle l’entreprise que l’on dirige, et relayer un positionnement des projets et des actions. Mais également pouvoir véhiculer une image et des valeurs.

 

  • Comment franchir cette étape ?

Le processus est ici beaucoup plus complexe du fait d’un mélange des genres, avec d’un côté le personnel, et de l’autre le professionnel. Pour la plupart des patrons, la définition de la  ligne éditoriale est un véritable casse-tête. L’ambition est simple; rebondir sur l’actualité jusqu’à fournir des flux plus nourris de productions personnelles, et pouvoir donner son point de vue.

La frontière entre la communication corporate et la communication individuelle est délicate. Difficulté à se positionner vis à vis de la communication de l’entreprise.

 

  • Les Boss qui tweetent et ceux qui ne tweetent pas

Parmi les invités qui twittent,

Nicolas Bordas (@nicolasbordas)

Président BEING Worldwide, Vice-Président de TBWA\Europe.

Enseignant SciencesPo (Cours sur La Marque).

Nicolas Bordas

Françoise Gri (@fgri)

CEO de Pierre et Vacances / Center Parcs.

Françoise Gri

 

Pour résumer de manière très sommaire le débat qui a suivi, il faut retenir de Nicolas Bordas et de Françoise Gri,  leur vision de Twitter mais aussi leurs débuts mitigés quant à son utilisation. Ils considèrent le caractère indispensable du réseau social d’un point de vue professionnel.

Nicolas Bordas pour amorcer sa présentation, nous cite l’exemple d’Hillary Clinton qui a gagné 300,000 followers en une nuit avec un seul tweet. Il nous donne également au travers de son discours les bons usages du réseau et les avantages à en tirer dans la vie de tous les jours.

Il aborde le risque et nous démontre l’effet contraire qui est au final beaucoup moins risqué que  l’interview en direct par exemple. Twitter permet la vérification avant la diffusion d’une information d’où l’imprudence limitée.

Françoise Gri rejoint en grande partie Nicolas dans sa présentation de Twitter. Elle nous donne son propre témoignage et ses débuts assistés dans l’utilisation du réseau. Aujourd’hui elle a pleinement saisi les codes du réseau dans le cadre de son activité. Elle est convaincue qu’un patron devrait être sur Twitter au même titre que Nicolas Bordas.

 

C’est au travers de cette utilisation en tant que patron, que nous poursuivrons prochainement sur les problématiques liées au business.

 

De l’autre côté pour les boss qui ne tweetent pas; Bruno Witvoët, PDG Unilever France, administrateur de l’université de Paris-Dauphine et Gonzague de Blignières, Senior partner d’Equistone Partners Europe, ex Président du conseil de surveillance de la banque Barclays

Il faut tout de même prendre en considération les propos de Bruno Witvoët et Gonzague de Blignières qui quant à eux, se rejoignent en tant que non-utilisateurs du réseau social. Il y a un côté chronophage et de ce fait une perte de temps à consacrer à sa vie personnelle. Gonzague de Blignières fait bien ressortir ce point dans la mesure où il préfère un contact bien réel, qu’un contact virtuel avec des personnes qui pour la plupart demeurent des inconnus. Ils n’y trouvent pas un réel intérêt sans pour autant le chercher, mais il faut aussi comprendre que certains patrons ont des plannings suffisamment chargé pour ne pas juger nécessaire l’usage de Twitter.

 

  • Conclusion

Ce qu’il faut ressortir de ce constat de part et d’autre, c’est l’équilibre à avoir quant à l’utilisation d’un réseau social comme Twitter, ce qui est au passage valable pour tout réseau social si on en décortique les avantages et les inconvénients. Il n’y a pas de vérité absolue sur le fait d’utiliser ou pas Twitter, même si une majorité annonce que les patrons devraient y être présent. Je place tout de même dans la balance, le caractère louable à privilégier sa vie personnelle en évitant le côté chronophage que peut procurer l’usage de Twitter.

 

 Quelques principes élémentaires du vocabulaire Twitter

Un Tweet est un message qui ne dépasse pas 140 caractères espaces compris.

Les Following ou les abonnements, correspondent aux comptes que vous suivez.

Les Followers ou les abonnés, correspondent aux comptes qui vous suivent

Le symbole @ précède toujours un pseudo, ensemble il forme l’identité du profil twitter; par exemple @open2leads qui sera ici le compte du réseau social B2B Open2Leads.

Le hashtag représenté par le symbole #. Son intérêt est multiple, et il sert notamment lorsqu’il précède un mot ou une succession de caractères sans espace, à créer une liste grâce à laquelle vous pourrez effectuer vos recherches. Si je tape par exemple au sein d’un tweet une formule qui ressemblera à ça : #iPhone5 vous pourrez retrouverez tous ceux qui ont utilisé ce hashtag en tapant dans la barre de recherche l’expression ainsi créée (#iPhone5). Ça permet de faire des recherches sur des centres d’intérêts, ou sur des profils qui les utilise.

Le Retweet ou RT permet de rediffuser un tweet qui a été déjà été publié au préalable. Le message est précédé de la mention RT. Il permet entre autre d’atteindre des utilisateurs rattachés au compte de celui qui retweet.

Il existe d’autres pratiques comme le #FF et #FFB (ou #FFBack) qui se pratique uniquement le vendredi. FF pour Follow Friday.

Je vous invite à prendre connaissance du vocabulaire complet sur Google si vous décidez de faire vos premiers pas sur la Twittosphère.

 

 

Passionné par le Social Media Management et les nouveaux leviers marketing, j’arpente le net depuis ses débuts et les médias sociaux depuis 2005. Je travaille actuellement sur le développement d’un blog qui mettra en scène le journal d’un Community Manager Terrain. Mon projet actuel consistant à développer une expertise sur une nouvelle orientation du Community Management B2B/B2C, plaçant le Community Manager au cœur de sa communauté en situation réelle.

J’aime aussi cuisiner… et c’est une passion.

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